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Polyter, un économiseur d’eau, pour les agriculteurs

·Il permet de réduire jusqu’à 50% la consommation d’eau et de fertilisants

Bonne nouvelle pour les agriculteurs. Acoram, société spécialisée dans la ressource hydrique et l’économie d’eau s’attaque aux problèmes liés au secteur agricole au Maroc. La firme vient de lancer «Polyter», un hydro-rétenteur fertilisant, sur le marché marocain.
Ce nouveau concept permet aux agriculteurs de réduire jusqu’à 50% leur consommation en eau et de 30 à 50% les apports fertilisants, selon ses inventeurs. Ces derniers affirment que l’efficacité de ce nouveau produit est reconnue dans de multiples domaines de la production végétale, notamment dans l’agriculture, l’arboriculture, l’horticulture, le paysagisme, la pépinière, la reforestation ou encore la végétalisation, etc.
Basée à Casablanca, Acoram a obtenu l’exclusivité pour la distribution du Polyter et ses dérivés. «Nous avons obtenu un certificat d’exploitation auprès du ministère de l’Agriculture », indique Saber Cherif Kanouni, DG fondateur d’Acoram Maroc. «Le produit sera disponible pour la vente d’ici fin décembre. En attendant, les intéressés peuvent s’en procurer auprès de la société », ajoute-t-il.
Précisons que le Polyter est homologué par les ministères de l’Agriculture en France, au Japon, au Canada et aux Emirats arabes unis. Il est considéré de surcroît comme un additif bio.
Plus convaincant, Kanouni assure que Polyter a enregistré des résultats probants à Dubaï, au Sénégal, au Niger, en Egypte, en France, au Brésil ainsi qu’en Espagne…. «Nous avons suivi pendant plus de 4 ans, l’évolution de ce produit avant de le proposer à nos clients et partenaires. Nous avons pu constater et tester nous-mêmes, les résultats dans plusieurs pays, sur plusieurs types de plants et surtout, dans toutes les natures de sols…», explique le patron. Ce fertilisant permettra en outre de stopper l’évolution du sable désertique. «Nous sommes capables d’arrêter la désertification, de planter, de produire plus et surtout de meilleure qualité», renchérit le DG.
L’enjeu est de taille. Pour les spécialistes «la pénurie d’eau constituera dans les années à venir la principale contrainte pesant sur l’Agriculture». Côté chiffre, 70% de toute l’eau utilisée chaque année dans le monde va à l’irrigation qui produit de 30 à 40% des récoltes mondiales sur 17% de la totalité des terres arables.
A préciser que Polyter s’adapte à tout type de sol. Il constitue un réservoir d’eau et de nourriture à la plante. Il accélère, selon ses concepteurs, de 1,5 à 3 fois, les cycles culturaux, multiplie de 3 à 5 fois le développement racinaire et il est naturellement dégradable (entre 3 et 5 ans). La société Acoram envisage de créer une usine de plus de 1.000 tonnes/an de Polyter d’ici à 2010. Divers emballages seront disponibles dans plusieurs points de vente (grandes surfaces spécialisées et pépinières). Le prix de vente variera entre 220 et 400 DH. Le Polyter existe en Gr-Granule (s’adapte aux arbres et gazon déjà plantés), le Grp-Poudre (à l’export des arbres ou fleurs sans terre), le Polyter Salt (aux sols salés ou eaux saumâtres), puis le Polyter agri (pour les agricultures de blé, orge, maïs, tournesol, etc.) et le Polyturba (pour préparer le sol à une plantation de gazon ou d’arbres). Polyter a été inventé et développé par un agronome français. Il est biodégradable, non toxique et sans danger. Son apport est bénéfique aussi pour la protection de l’environnement et de la biodiversité, selon les responsables.

F.Z.T.
© 2006 L'économiste

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